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Le marché immobilier français, entre pénuries et hausses des prix

Mise en ligne le 21/04/2022 à 08:46
Le marché immobilier français, entre pénuries et hausses des prix

En France, le manque de biens immobiliers commence à se faire nettement sentir depuis notamment 2 ans. Là où avant la crise sanitaire en 2019 on observait une légère baisse des ventes, lors des divers confinements l’offre a explosé de même que les prix. On observe aujourd’hui un léger recul des ventes, à quoi cela est-il dû ?

Entre baisse des intentions d’achat et pénurie

Un marché en baisse …

Après un dynamisme des ventes très fort à l’issue des confinements en 2020 et 2021, l’année 2021 s’est terminée sur un véritable record en termes de ventes de biens immobiliers et les experts espéraient voir à nouveau ce dynamisme en 2022. Cependant, le premier trimestre de 2022 a été loin d’être à la hauteur des attentes.

En effet, on peut observer un recul certain des ventes immobilières qui pourrait notamment avoir pour cause l’attentisme des investisseurs entraînant une baisse pour l’année 2022 d’environ 15 % voire 20 % des ventes qui elles, passeraient alors sous le seuil des 1 millions.

De plus, les chiffres semblent appuyer ces suppositions puisqu’entre novembre 2021 et janvier 2022 seules 38 160 transactions ont été conclues, soit 14 % de moins qu’à la même période l’année précédente.

Il faut dire que la période actuelle est loin d’être propice à un achat immobilier : guerre en Ukraine, prix à la hausse et une période d’élection présidentielle généralement synonyme d’accalmie pour le marché immobilier.

Toutefois, aucune raison de s’alarmer puisque les ventes sont supérieures de 5% à la moyenne des 10 dernières années.

… qui va de pair avec un manque de biens à la vente

Par ailleurs, outre la baisse des intentions d’achat et du nombre de crédits immobiliers, on constate aussi une diminution des offres de biens et notamment des maisons. Aujourd’hui, on peut observer un recul d’environ 22 % du nombre de biens mis en vente sur les sites spécialisés. On estime que le nombre d’offres annuelles d’appartements recule de 4 % contre 13, 8 % pour les maisons.

La frénésie liée à la crise sanitaire et l’envie d’acquérir une maison avec un petit jardin ou un bien avec davantage d’espace en périphérie des grandes villes a largement contribué à cette pénurie d’offres de biens observée aujourd’hui. La majorité des acheteurs recherchent aujourd’hui le même type de bien ce qui rend difficile l’achat immobilier.

De plus, la raréfaction des biens immobiliers s’accompagne d’une hausse de prix de ceux-ci.

Des prix de l’immobilier en hausse

La pénurie de biens immobiliers touchant particulièrement les maisons, bien très convoité depuis la crise sanitaire, il est normal que ce soit elles qui soient le plus touchées par la hausse des prix des biens de l’immobilier.

En effet, avec les confinements successifs et la généralisation du télétravail, nombreux sont les investisseurs qui ont choisi de changer de lieu de résidence  pour en adopter un avec un cadre de vie plus agréable, en périphérie des grandes villes voire même en pleine campagne.

La demande devenant plus importante, les prix ont grimpé de même, tellement dans certaines régions que les locaux n’ont plus les moyens de s’offrir aujourd’hui un bien immobilier dans leur ville ou région.

En effet, les prix des maisons se sont réellement envolés avec une hausse de 12,7 % depuis le début de la pandémie alors que le prix des appartements lui a augmenté de 7,2 %, soit, une hausse légèrement plus modérée que pour les maisons.

Le cas particulier des grandes villes

Malgré une hausse des prix généralisée en France, il semblerait que la capitale échappe à la tendance. En effet, depuis l’automne dernier, les prix des logements parisiens tendent plutôt à stagner voire même pour certains, diminuer quelque peu.

Ainsi, depuis le 1er novembre 2021, le prix moyen du m² parisien recule d’environ 1,6 % en ayant déjà connu une baisse de près de 4 % à l’été 2020. Par ailleurs, cette baisse de prix s’observe aussi dans certaines grandes villes telles que Lille dont les prix de l’immobilier ont baissé entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2022  : - 0,5 % ou à Nice : - 0,1 %.

Pour les courtiers en crédit, le printemps pourrait donc être une période difficile, d’autant plus que les conditions d’accès à un crédit immobilier se sont durcies.

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